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LArctique, ces vastes terres qui encerclent le Pôle Nord géographique, est la région du globe la plus touchée par le réchauffement climatique. Nulle part ailleurs lélévation de la température y est aussi rapide. En cette fin de 4ième Année Polaire Internationale les régions de lArctique nont jamais autant attiré lattention. Les scientifiques y trouvent la matière de leurs recherches sur le climat, les politiques à leurs discours tandis que pour nous, grand public, les peuples des confins gelés du monde jouent le rôle de SENTINELLES. Placées sur le front du réchauffement climatique ces populations vivent déjà, dans leur quotidien, les premières conséquences du réchauffement climatique.
Paul Almasy, pendant cette période que Jean Fourastié appela les Trente Glorieuses, concentre sur les années 1950 à 1970 un témoignage saisissant de lappétit de vivre d’une population meurtrie par une longue période de guerre, impatiente de btir et de créer.
Mon projet a été de parcourir plus de 15.000 Km en Roumanie afin de réaliser un ensembles dimages, témoins de relations, de moments partagés avec des Tziganes.
Caravanes de bambous est lépopée dune poignée dhommes, coupeurs ou passeurs qui, de génération en génération, affrontent, à la force de leurs bras, un voyage long de cinq à dix semaines sur près de cinq cents kilomètres. Ils traversent les étangs et descendent les fleuves et canaux du Bangladesh pour accompagner leurs bambous des zones de coupe jusquà la livraison aux abords de Dhaka, la capitale.
Nous sommes partis pour découvrir la vaste région qui environne le lac Baïkal. Pour y rencontrer les Sibériens et raconter ce qui fait leur vie, leur histoire.
Les haciendas font aujourd’hui partie du patrimoine historique et architectural du Yucatan, cette péninsule dressée entre le Golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Après plusieurs décennies d’une formidable épopée, les haciendas yucatèques ont connu l’opprobre et sont tombées dans l’oubli. Abandonnées dans le courant du XXème siècle, la plupart sont en ruine, certaines renaissent, et toutes témoignent de l’histoire des hommes qui habitent cette terre.
Ayant grandi en France, je m’étais forgé une image des quartiers latins de New York. A l’époque j’avais pour principale référence le film West Side Story. En septembre 1994, lorsque jai parcouru pour la première fois le quartier situé par delà Grand Street, j’ai fait la connaissance de jeunes portoricains et dominicains qui, pour la plupart, passaient leur temps réunis au parc voisin ou attroupés devant les bodegas -épiceries typiques du quartier. Au fil des mois, j’ai été acceptée parmi eux et j’ai pu commencer à saisir le sens de leurs vies.
Détresse et courage d’un peuple Patrick Mesner se préoccupe peu de dresser le catalogue des chefs d’œuvres architecturaux de la capitale de l’Arménie, ce sont les gens qui l’intéressent, les gens observés dans leur quotidien souvent difficile.
Inlassable chercheur d’images, Olivier Martel, parcourt le monde en quête d’ailleurs depuis trente ans. Témoin d’évènements importants, de rencontres insolites, de découvertes étonnantes, ses voyages l’ont entraîné vers tous les horizons. Guidé par sa passion de la lumière, il se spécialise finalement dans ce qui s’en rapproche le plus : le Sacré et le Religieux. Il a notamment passé plus de dix ans à parcourir la Russie pour tenter de percer le secret de l’me russe et le mystère de l’orthodoxie.
Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes accordent au bijou des vocations diverses et multiples.
À proximité de la place de Clichy, l’académie de billard déploie ses fastes désuets : volutes tabagiques de bal popu fin de siècle, carrelage approximatif, moulures patinées On n’y danse pas cependant, ou alors des pavanes millimétrées que l’on exécute ici depuis des lustres autour de tables vénérables. C’est le regard qui fixe le pas, la complicité des bandes, l’effet de la queue. Ces azimuts pris le nez sur la feutrine, ces coups d’oeil furtifs jetés au ras de la bande, Benoît Rajau en a saisi la solennité mystérieuse. À partir de ces photos en clair-obscur, Jean-Claude Carrière a tissé une nouvelle qui livre les clefs de ces cérémonies silencieuses.
"La nuit venue, dans quel endroit auriez‐vous le plus peur : ville ou une forêt ?" Cest avec cette question, lue dans un sondage, quAlain Cornu sest rendu en forêt, comme on entreprend une retraite. Cest avec surprise quil avait lu quune grande majorité désignait la forêt, alors que cest de toute évidence dans la ville que lon court les plus grands dangers.
Alexa Brunet et Florence Vialettes
En parcourant les Balkans, Alexa Brunet et Florence Vialettes ont choisi de confronter deux appréhensions photographiques dune même région. Leurs perceptions des espaces, privé et public, se répondent, senrichissent mutuellement et livrent deux regards dauteurs complémentaires sur lex-Yougoslavie. Elles se sont proposé de réaliser un état des lieu de ce quest devenu cette région dans le contexte dune actualité qui nest plus évènementielle, et qui doit trouver sa place dans une Europe qui bientôt lencerclera.
Pendant 30 années passées à lagence de presse Gamma, Daniel Simon a réalisé des centaines de reportages. Sa carrière est représentative de celle des photographes "agenciers" de la grande époque des agences : travailler au service de linformation, principalement de la presse écrite, avec un seul but : voir leurs images publiées.
Les cérémonies de mariage diffèrent dun pays à lautre, tout comme la demande en mariage, les rituels du cortège ou ceux qui scellent lunion des époux. On retrouve cette même diversité dans les éléments qui composent les parures nuptiales.
A travers la presquîle du Cap-Vert et les quartiers périphériques de Dakar. Un parcours photographique initiatique ou chaque composition véhicule une histoire, une tranche de vie et apporte un regard particulier sur le Sénégal d’aujourd’hui. Un travail photographique qui sest nourri de rencontres humaines et culturelles. Une écriture narrative qui laisse apparaître une vision globale des lieux et de la vie sénégalaise par lalternance de scènes photographiques originales et décalées. Un constat de la beauté de certains lieux qui soppose à une réalité souvent oubliée.
Le vert, il est dans les photos en couleur et dans les clichés en noir et blanc. Couleur verte: des jardins, le printemps, des choses qui commencent à s’ouvrir. Une histoire d’air et d’extérieur - on est dehors. Dans le vert il y a beaucoup de jardins. Petit à petit, avec les images des histoires se tissent, une seule photo n’y suffirait pas ( d’ailleurs, dit Gladys, il n’est pas possible de représenter mon travail par une seule image ) . De grandes et de petites histoires. Des surprises. Que fait la poule sur la balançoire ? Et le poisson qui se love sur la chaise corolle en fer ? Jouer. Courir dans l’herbe. On retient son souffle, on s’arrête un moment, on pousse la porte du jardin, regardant de loin, ou de près, devinant. On se souvient, on regarde. Jean-Charles Depaule, décembre 2000
A 31 ans, Marc Garanger reçoit le Prix Niepce, équivalent du Goncourt pour la photographie, et choisit de franchir le Rideau de Fer. D’abord la Tchécoslovaquie, puis, dès 1967, Moscou. Le voici en URSS. Il ne cessera d’y retourner, toujours plus à l’Est, d’année en année.
La guerre dAlgérie est un piège dans lequel je suis tombé comme quelques centaines de milliers de français de ma génération. Avant dy aller, on en parlait bien en Métropole. Mais rien à voir avec la réalité algérienne. Il ne fallait pas longtemps pour sen rendre compte.
« Je n’aime pas Paris, c’est Paris qui m’aime »
Nicolas Mingasson a partagé la vie des «Polarniks », ces quelques dizaines, quelques centaines peut-être d’hommes et de femmes qui vivent dans le grand nord russe, au cœur de locéan Arctique, dans la pure tradition des expéditions polaires menées entre 1937 et 1991 pour le compte de lArmée Rouge et des Instituts Scientifiques de Moscou et Saint Petersbourg.
En 1960, je faisais mon service militaire en Algérie. L’armée française avait décidé que les autochtones devaient avoir une carte d’identité française pour mieux contrôler leurs déplacements dans les « villages de regroupement ».